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Pascal Pacaly

France

(Writer)

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Présente-toi aux lecteurs

Stéphanois de 42 ans, écrivain spécialisé dans le rock français, mais pas que… poésie aussi, en fait tous les arts m’intéressent… Mais oui, on va dire que le rock a hélas une déficience de visibilité… ou peut-être est-ce un bien ? Il pourrait y perdre son âme si trop visible, non ? Que te dire ? Que ma bibliothèque contient plus de 400 livres, de Shakespeare à Max Gallo en passant par Stephen King ou Asimov. Tarantino et Buster Keaton pour le cinoch’. Ah oui, sinon, branché foot aussi. Sainté…

Comment t’es venue l’idée d’écrire LA France EST ROCK (2018)et LA France EST (VRAIMENT) ROCK (2019)et pourquoi cet univers ?

En fait l’histoire commence il y a une dizaine d’années avec l’écriture semi-autobiographique d’une nouvelle racontant les aventures d’une bande de potes voulant monter un groupe de rock pour épater les filles, forcément. Et il leur arrive mille histoires, tout aussi forcément… De là est venue l’idée de demander aux groupes leurs souvenirs… Il y a eu deux autres livres auparavant, puis La France est rock. Et je planche sur un autre tome, il y a tant de groupes en France qui méritent d’être mis en lumière. Pourquoi le rock ? Je ne sais pas. Est-ce que ça s’explique pourquoi on a des affinités avec telle ou telle musique. Il y a bien la famille, mais comme on n’en écoutait pas trop, à part les Yéyés… Sans doute le côté rebelle et le style guitare hero m’ont parlé…

Comment s’est déroulée la recherche des groupes pour tes bouquins ?

Disons que ça prend un certain temps ! Deux à trois ans en général. On va dire que depuis le temps je commence un peu à connaître le rock français donc je sais à quels groupes m’adresser. Après, il y a plein de paramètres qui rentrent en jeu…Le bouche à oreille ou les réseaux sociaux permettent également de laisser traîner ses oreilles et connaître d’autres groupes.

Certains groupes ont-ils refusé ? et pourquoi ?

Non, en général, personne ne refuse, car je pense qu’ils trouvent l’idée sympa. Parler du rock français, c’est assez rare. Et puis c’est en quelque sorte joindre l’utile à l’agréable : ça te fait toujours un peu de pub et on va dire qu’être dans un livre, c’est sympa…

Pascal Pacaly

Es-tu quelqu’un de diurne ou nocturne ?

Ça dépend pourquoi ! Par la force des choses, vie familiale, je suis diurne, mais si je le pouvais je serais nocturne. La nuit tout est plus calme et joli, doux. En apparence bien sûr. Ah et puis j’ai une fascination pour les néons qui prennent toute leur beauté la nuit. La nuit c’est aussi parfois l’interdit, le sexe, l’âme vagabonde…J’ai d’ailleurs écrit un livre là-dessus, sans doute mon meilleur d’ailleurs : Trash Palace… sur toutes ces ombres, sur tous ces gens non-formatés… là est la vie en dehors du monde des robots…

Quels est ton top 5 des meilleurs albums ?

C’est très dur ce que tu me demandes… je mettrais un Noir Désir car ils ont su rendre le rock indé/alternatif un peu plus médiatique (même si ok, c’est plus facile dans une major), OTH, car ils ont apporté le rock en province…Un petit Suede, britpop anglaise… Manic Street Preachers et Pulp, « This is Hardcore » que j’écoutais en boucle : ces trois derniers période 90’s. E je mettrais aussi Luke, Eiffel… J’ai dépassé les cinq, désolé.

Quel est ton meilleur souvenir live ? Et pourquoi ?

Je n’en ai pas vraiment de meilleur meilleur… j’aime bien les « petits » concerts… entre 50 et 100 personnes, parce que tu vois vraiment le groupe, les réactions, les traits du visage, la sueur qui coule…c’est « pur » … Bien sûr les super grosses productions, c’est sympa aussi, surtout autour des lumières et le reste…Mais oui, les « petits » concerts, y’a une proximité, avec le public aussi, et enfin le groupe… ça prend un autre sens, plus sincère, même si sans doute les groupes aimeraient toujours jouer dans de plus grandes salles !

Comment s’est déroulée la conception des couvertures ?

Le plus dur, c’est d’avoir un coup de cœur…Enfin, oui et non…j’ai beaucoup de coups de cœurs concernant l’art… mais disons un coup de cœur encore plus grand, plus fort… dont tu sais que ça va immédiatement coller avec ce qu’il y a dans le livre… Ça peut prendre parfois beaucoup de temps. Après, concernant les typographies, les polices, en général, c’est plutôt punk, Sex Pistols… dans les couleurs aussi d’ailleurs.

En général, quelle est la réaction de tes lecteurs ?

Écoute, on va dire que pour l’instant, je n’ai pas trop eu à me plaindre. Je pense que je comble un manque : c’est en tout cas ce que l’on me dit souvent. Ce manque c’est celui du rock français. Il y a des bios sur des superstars étrangères (AC/DC, Led Zepellin, Prince, etc etc) … mais sur le rock français, pas grand-chose… Et c’est là que j’arrive, je crois…

Pascal Pacaly

As-tu des dates de présentations/dédicaces ?

Oui, quelques-unes comme le festival Bulles en case, le 28 et 29 septembre, le salon des éditeurs stéphanois du 18 au 20 septembre, à la bourse du travail par exemple. Le salon de Sury-le-comtal, vers Saint-Etienne également, en novembre…

Quels sont tes projets ?

Là je bosse sur un recueil de poésies illustrées par des artistes peintres, photographes, graphistes, graffeurs, de tous pays (Japon, France, Italie, Portugal, USA, etc) … et puis sur un tome 3 de « La France est rock » … Mais le projet le plus récent va être la sortie de « Le Chant des Baleines en Rut » écrit par Spi (Oth, Les Naufragés) et illustré par sa compagne. Aux éditions du Joyeux Pendu, nous en sommes très fiers : ce sont des pensées, des visions de Spi… pendant 30 ans, dans le bus, chez lui, dans des bars, il a écrit ces textes sur la vie, la mort, la société…. Il y aura d’ailleurs un disque de Spi offert pour accompagner cette sortie !

Quelle est ta devise ?

Carpe Diem.

A rappeler les sites

http://leseditionsdujoyeuxpendu.com/ouvrages/
https://www.facebook.com/pacaly.pascal.5

Qu’as-tu envie de dire aux lecteurs ?

De continuer à lire. Les livres sont le savoir, tellement importants dans notre société. Ils permettent de mieux comprendre, de nous défendre. Apprendre, c’est combattre.

Pascal Pacaly

Thanks for the upkeep

Hugues B.